L’arbre le plus identitaire de la cuisine québécoise.
Sa sève bouillie que l’on sert pendant la saison des sucres est très populaire, et ce sirop sucré et doré est de renommée mondiale.
Mais le connaissons-nous vraiment ?
Je me suis inscrit à une formation d’acériculteur l’an passé, et j’ai réalisé la complexité d’un projet de cabane à sucre aujourd’hui. N’importe qui peut faire son sirop d’érable pour le plaisir, mais en faire la commercialisation dans les règles de l’art est une autre paire de manches.
Les Premières Nations ont découvert cette eau d’érable très sucrée bien avant les colons français. C’est en dégustant le cambium au printemps que les Autochtones se sont aperçus qu’elle était plus sucrée que celle des autres arbres. Le cambium est l’écorce interne protectrice de l’arbre produite par la montée de la sève. C’est un aliment de survie en forêt. Les Autochtones se servaient d’un roseau ou de roches tranchantes pour faire couler la sève de l’érable qui était récoltée dans un contenant fait d’écorce de bouleau. Puis, ils laissaient couler la sève dans des récipients d’argile et utilisaient des pierres très chaudes pour faire évaporer l’eau.
Plusieurs années plus tard, dans les années 1700, on retrouvait du sucre d’érable dans le café et le chocolat pour la fête de Pâques. Au Québec, plusieurs recettes oubliées à base de sirop d’érable ont suivi, comme la tarte à la pichoune ou la tarte à la bise.
Dans ma famille, ma grand-mère Rose faisait un dessert aux noix et à l’érable que j’ai fièrement mis en valeur dans plusieurs restaurants par le passé. Pendant la saison des sucres, c’est un classique que je me dois de faire.
Mon fameux Croquant à l’érable!
Que tu aies la dent sucrée ou non, tout le monde raffole de ce dessert qui remonte à plus loin qu’on ne le pense.




