J’ai entendu parler du chaga autour de 2014 par l’entreprise Chapeau des bois qui en livrait au restaurant où je travaillais à Québec. Mon premier contact avec ce champignon noir et coriace fut à travers une décoction. Par la suite, j’ai eu le plaisir de le redécouvrir dans une bière créée à base de chaga. Depuis, de plus en plus de chefs au Québec ont commencé à l’incorporer à leur recette. Mon premier dessert incluant le chaga fut une crème brûlée à l’érable. Très appréciée par les goûteurs, je me souviens encore de leur regard quand on leur expliquait la provenance de cet ingrédient si intrigant.
C’est seulement quelques années plus tard, après avoir lu quelques ouvrages, que je suis allé cueillir mon premier chaga qui trônait sur l’écorce d’un bouleau jaune encore vivant. La cueillette sauvage de ce polypore se fait habituellement en hiver sur les bouleaux blanc et jaune. Les grands froids apporteraient un niveau maximal de certaines molécules thérapeutiques. Toutefois, une cueillette en été permettrait au champignon de repousser plus rapidement et de se cicatriser avant l’hiver.
En grimpant sur un vieux tronc à ses côtés, j’ai pris le temps de détacher le chancre de chaga du bouleau en laissant volontairement une partie du champignon dans sa fissure. De retour à la maison, je l’ai découpé en morceaux grossiers pour ensuite leur donner une texture qui ressemblait à des pépites d’or. Une fois bien séché, j’ai pu le conserver pour mes recettes et décoctions.
J’adore lire des histoires de légendes et ce champignon, qui est considéré comme un super aliment, attire grandement ma curiosité depuis quelques années. Le chaga est utilisé comme médicament depuis des millénaires et il est possible de lire plusieurs ouvrages à ce sujet.
Pour les dents sucrées, je fais souvent un caramel miel et chocolat aromatisé au chaga pour accompagner certains de mes desserts.
Le chaga au menu, une bonne résolution pour le début de l’année!




