Mille Pâtes : une référence locale pour des pâtes d’exception

Il est 14 h., une heure généralement calme le dimanche. Cependant, chez Mille Pâtes, c’est l’effervescence. Le propriétaire, Paul Lebel, sort de la cuisine avec des assiettes et nous informe qu’il faudra attendre en raison d’une affluence imprévue.

Ma sœur et moi sirotons un verre de vin rouge maison en observant ce chaos maîtrisé. Lebel nous rejoint enfin. Il est costaud, coiffé d’un bonnet et vêtu d’un pull épais.

Mille Pâtes a ouvert ses portes en 2010 avec une salle à manger de 12 couverts et un comptoir de pâtes fraîches. «Les clients ne connaissaient pas les pâtes fraîches, se souvient Lebel. Il était essentiel de les éduquer.»

En 2013, il a agrandi la salle à manger et ajouté une terrasse pouvant accueillir 70 convives. Actuellement, le restaurant produit entre 20 et 40 kilos de pâtes par jour et approvisionne même d’autres restaurants.

La boutique vend des spécialités-maison, comme des manicotti à la sauce carbonara, mais le best-seller reste les lasagnes. Le restaurant propose des plats spéciaux à base d’ingrédients de saison.

Malgré une saison de ski animée, l’effet de la pandémie persiste. «Cela a été dévastateur, admet Lebel. Il est important que les clients sachent à quel point nous les apprécions.»

Originaire de Kapuskasing, en Ontario, Lebel a fait ses études à Montréal et à Paris. En 1994, il s’installe à Mont-Tremblant où il travaille dans plusieurs établissements gastronomiques, notamment Antipasto, Aux Truffes, Coco Pazzo et La Petite Cachée.

Hasard heureux lors d’un repas-partage, Lebel et un confrère ont tous deux apporté des pâtes fraîches. Leur passion commune a donné naissance à l’idée de Mille Pâtes.

Lebel exige la meilleure qualité : équipement italien, vins d’importation privée, et tomates exceptionnelles découvertes lors d’un salon professionnel à Montréal. Sa cuisine authentique impressionne même les Romains.

Nous repartons avec une brassée de bonnes choses : raviolis, aubergines à la parmesane, lasagnes et rigatonis. Des arômes enivrants nous suivent. Rien n’excite plus les Italiens que la bonne cuisine. Nous avons hâte de nous mettre à table.