Hôtel Q : Nouvelle destination culinaire de calibre international

Dès mon arrivée au Restaurant La Quintessence ; Samuel Boudaux, directeur de la restauration, nous introduit par une porte latérale et nous conduit à travers la cuisine jusqu’à une salle à manger privée – soit la Serre du Chef – donnant sur le lac Tremblant. Le chef, Julien Bricout, nous y attend.

Avant ses deux ans au Restaurant La Quintessence, le chef Bricout a perfectionné ses compétences en France, en Corse et en Suisse sous la direction de chefs trois fois étoilés. Fort de cette riche expérience, Julien a ensuite intégré l’Hôtel Métropole à Monaco, aux côtés de Joel Robuchon, le chef le plus étoilé au monde, où il a exercé pendant un an avant de déménager aux États-Unis. Attiré par les grands espaces et la nature, Julien a ensuite déménagé au Québec où il a travaillé en tant que chef pendant trois ans à l’Hôtel Sacacomie en Mauricie. C’est là qu’il développera une passion pour les poissons et les produits locaux. La cuisine qu’il propose, d’inspiration française et méditerranéenne, est riche de ses différents voyages et de son expertise.

« Nous suggérons des plats diététiques pour le petit-déjeuner et le déjeuner, en mettant l’accent sur la technique et la qualité des ingrédients locaux », explique le Chef Bricout.
« Nous développons également un “5 à 7” avec un concept de “high tea” visant une clientèle plus large », ajoute M. Boudaux avec enthousiasme.

La nouvelle carte du bistrot propose des plats à moins de quarante dollars – atypique dans un 5 étoiles – dont le poisson frais du jour accompagné de légumes de saison.Pour une expérience culinaire plus copieuse, le dîner est sans égal.

Mon compagnon et moi avons choisi le menu dégustation à sept plats avec accord des vins, à commencer par des huîtres fraîches avec une flute de Piper Heidsieck. Puis un tartare de daurade dans une marinade de fraises et de gin du Québec, suivi d’un étonnant ris de veau croustillant à l’huile de chorizo, aubergines et tahini – la star de la soirée, d’après mon ami. Après un rinçage du palais à la framboise et à la menthe, un succulent flétan avec pommes braisées, purée de chou-fleur et asperges grillées – un plat printanier par excellence. Le filet de bœuf cuit et tendre à souhait, accompagné d’une polenta crémeuse et carbonisée m’a fait atteindre le nirvana. Au dessert : une pâtisserie légère de type Tatin servie avec une mousse de yaourt grec et un caramel au beurre salé. 

Je recommande l’option des accords. Les vins choisis ont somptueusement fait ressortir les saveurs uniques de chaque plat. La révélation de la soirée fut un Buoncristiani Triad Blanc 2013 – assemblage de la vallée de Napa. Très aromatique et légèrement floral, il justifie à lui seul le déplacement. Le service est amical et irréprochable. Nous sommes repartis ravis et prévoyons déjà de revenir.