Le rutabaga est un chou-navet qui aurait été développé en Scandinavie au Moyen Âge. Sa réputation en Europe reste souvent associée à la Seconde Guerre mondiale. Son arrivée au Québec se situe autour de 1803 et nos ancêtres l’auraient baptisé le « chou de Siam».
L’Histoire nous raconte qu’un plat nommé «tarte au Siam» aurait été servi dans les camps de bûcherons. Après plusieurs recherches, je n’ai toujours pas réussi à mettre la main sur une recette, mais j’y travaille.
Quand j’étais enfant, ma mère cuisinait un ragoût de viande de bœuf et de légumes où elle incorporait le fameux rutabaga. Malgré une émission de télévision appelée «Sur la rue Tabaga» – que je regardais avec beaucoup d’attention en 89 – cette plante potagère me laissait indifférent.
Pourtant, aujourd’hui, je salive à l’idée de déguster un plat de viande longuement mijoté avec le rutabaga. Il est préférable de le choisir pas trop gros, ferme et jeune. Si vous avez la chance d’avoir une chambre froide dans votre maison, ce légume racine peut se conserver très longtemps.
Même si le rutabaga fait des potages fabuleux et des purées exceptionnelles, sa polyvalence en cuisine peut souvent nous surprendre. Le sirop de bouleau, le thé des bois et plusieurs épices boréales apportent souvent une note parfaite à ce légume qui mérite tout notre respect.
Pendant la saison hivernale, on voit le rutabaga partout sur mes menus et avec raison. Un plat de viande de cerf braisé de la Ferme Richard Lemay à Saint-André-d’Argenteuil fait fureur dans mes assiettes. Ce légume mérite assurément toutes ses lettres de noblesse lorsque je décris ce plat. Fini le temps en cuisine où les légumes étaient présents comme simple accompagnement.
Le rutabaga a toutes les raisons d’y figurer comme l’aliment principal.




